Rues aux écoles
Les rues aux écoles à Colombes désignent un dispositif d'apaisement de la circulation mis en œuvre dans la commune de Colombes (Hauts-de-Seine) afin de sécuriser les abords de plusieurs établissements scolaires. Inspiré d'expérimentations déjà conduites dans plusieurs villes françaises, le dispositif consiste à fermer temporairement certaines rues à la circulation automobile pendant les heures d'entrée et de sortie des élèves.
Expérimenté à partir de la rentrée scolaire 2024-2025[1], il s'inscrit dans une politique de réduction des nuisances liées au trafic automobile, d'amélioration de la sécurité routière et d'encouragement des mobilités actives.
Historique modifier
Le projet trouve son origine dans les réflexions menées à Colombes autour de la sécurisation des abords des écoles dès la fin des années 2010. Après une première réflexion engagée conjointement par la FCPE et l'association Respire, le sujet est repris par l'association Colombes Respire, créée en 2020.
En mai 2023, dans le cadre de la journée européenne Streets for Kids, des représentants de parents d'élèves et des associations organisent une première opération de sensibilisation devant l'école Georges-Pompidou afin de promouvoir la création de rues scolaires à Colombes.
Plusieurs établissements sont étudiés avant le lancement de l'expérimentation. Les écoles Buffon et le secteur Gay-Lussac sont finalement retenus en priorité par la municipalité écologiste de Patrick Chaimovitch, et ses adjoints, Boris Dulac à l'éducation et Léopold Michallet aux mobilités en concertation avec les associations. les autres établissements sont placés en réserve dans l'attente d'études complémentaires.
Préparation du dispositif modifier
Avant la mise en œuvre de l'expérimentation, plusieurs comités de pilotage réunissent les services municipaux, la police municipale, les élus et les associations locales, notamment Colombes Respire et la FCPE.
Ces réunions permettent notamment de définir :
- les établissements concernés
- les modalités de fermeture des rues
- les aménagements temporaires
- les besoins en signalisation
- les modalités d'intervention de la police municipale.
Fonctionnement modifier
Le dispositif repose sur une fermeture temporaire de certaines rues pendant les heures d'entrée et de sortie des établissements scolaires, entre 8h15 et 9h15 et entre 16h15 et 17h15.[1]
À Colombes, l'expérimentation concerne notamment :
- la rue Gay-Lussac, à proximité de l'école maternelle Reine-Henriette et du collège Gay-Lussac ;
- la rue des Canibouts, desservant les écoles Buffon.
La fermeture est assurée par la police municipale et les agents de surveillance de la voie publique (ASVP), au moyen de barrières temporaires.
Objectifs modifier
Les objectifs du dispositif sont :
- améliorer la sécurité des élèves
- réduire le trafic automobile devant les écoles
- diminuer les nuisances sonores
- améliorer la qualité de l'air
- favoriser les déplacements à pied et à vélo
- rendre les abords des écoles plus conviviaux.
Évaluation modifier
Une enquête d'évaluation est réalisée au cours de l'année scolaire 2024-2025 auprès des usagers du dispositif. Soixante-quatre réponses sont recueillies.[2]
La synthèse fait apparaître une majorité d'avis favorables, principalement parmi les parents d'élèves effectuant les trajets à pied.
Les principaux bénéfices relevés sont :
- une amélioration du sentiment de sécurité
- une diminution des nuisances sonores
- une amélioration perçue de la qualité de vie autour des établissements
- une perception positive de la qualité de l'air.
L'enquête met également en évidence plusieurs critiques :
- difficultés de circulation pour certains riverains
- problèmes de stationnement
- besoin d'une signalisation plus visible
- demandes de contrôles plus fréquents
- interrogations sur les horaires de fermeture
Une majorité des répondants recommande néanmoins l'extension du dispositif à d'autres établissements scolaires.
Concertation modifier
Le projet s'est appuyé sur une coopération entre les services municipaux, les associations de parents d'élèves et les associations de promotion des mobilités actives.
Les comptes rendus des réunions préparatoires montrent que plusieurs propositions formulées par les associations ont été intégrées à la réflexion, notamment concernant le choix des établissements pilotes, la signalisation, les modalités de fermeture des rues ainsi que l'organisation des expérimentations.