Rue de la Reine-Henriette

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La rue de la Reine-Henriette est une rue de Colombes qui part du croisement de la rue Paul-Bert et du boulevard Edgar-Quinet, et se termine au carrefour de la rue Gabriel-Péri et du boulevard Edgar-Quinet[1]. Elle doit son nom au château qui s'y trouvait autrefois, résidence de la reine Henriette-Marie de France, et abrite aujourd'hui le Conservatoire de musique et de danse Charles-Aznavour.

Origine du nom modifier

Sous le nom de rue Barbot, du nom du propriétaire du domaine attesté dès 1636[1], la voie est rebaptisée rue de la Reine-Henriette en 1818[1][2], en hommage à Henriette-Marie de France (1609-1669), fille d'Henri IV et veuve du roi Charles Ier d'Angleterre, qui vécut et mourut dans le château qui bordait la rue.

Le château de la Reine Henriette modifier

Le château, entouré d'un jardin de trois hectares, est à l'origine une vaste maison de campagne du début du XVIIe siècle construite pour Pierre de Camus[2]. Celui-ci fait réaliser par le peintre Simon Vouet un plafond représentant des allégories mythologiques, aujourd'hui conservé au château des Lions, à Port-Marly[2].

Chassée d'Angleterre par la guerre civile en 1644, Henriette-Marie de France achète le château en 1657 grâce à une somme fournie par sa belle-sœur Anne d'Autriche[1][2]. Elle s'y installe définitivement à partir de 1665 ; en juin de cette année-là, Louis XIV et la reine Marie-Thérèse lui rendent visite[1]. Son neveu Louis XIV, qui l'estime beaucoup, la consulte à plusieurs reprises sur les affaires du royaume. Selon l'article que Wikipédia consacre à la rue, des tractations liées au traité de Breda auraient eu lieu au château[1].

La reine meurt au château le 10 septembre 1669 ; sa dépouille est d'abord conservée dans le caveau du château avant d'être transférée à la basilique de Saint-Denis sur ordre de Louis XIV[1][2]. Le château est démoli en 1846[1][2].

De la démolition à aujourd'hui modifier

En 1895, le peintre-affichiste Alfred Choubrac tient un atelier dans la rue[1].

Une école maternelle est construite à la fin du XIXe siècle sur une partie du site de l'ancien château, puis reconstruite[1] : l'actuel groupe scolaire Reine-Henriette, à l'angle du 39 rue de la Reine-Henriette et du 12 rue Gay-Lussac, est rebâti à partir de 1930 sur les plans de l'architecte Henri Oudinot et inauguré en 1933, avant d'être agrandi en 1936. Endommagé par les bombardements de 1942, il est reconstruit par l'architecte Armand Locret puis à nouveau agrandi en 1954, 1956 et 1970[3].

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 est inauguré en 1922 sur l'ancienne place du Souvenir, aujourd'hui Place du Souvenir et de la Résistance, qui jouxte la rue à hauteur du n°4[1].

La rue aujourd'hui modifier

Le Conservatoire de musique et de danse Charles-Aznavour, situé au début de la rue (n°25), abrite notamment l'Orchestre d'Harmonie de Colombes. À proximité se trouvent le collège Gay-Lussac, l'école maternelle Reine-Henriette et, un peu plus loin, la Maison des Jeunes et de la Culture - Théâtre de Colombes[4]. Le n°42 de la rue abrite un service municipal de développement économique.

Articles connexes modifier

Sur Wikipédia modifier

Notes et références modifier

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 et 1,10 Rue de la Reine-Henriette, Wikipédia.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Colombes : la Reine Henriette, Colombes Multicollection.
  3. Ecole primaire dit Groupe scolaire Reine Henriette, base Mérimée, ministère de la Culture.
  4. Repérage cartographique, OpenStreetMap.