Rue d'Estienne d'Orves
La rue d'Estienne d'Orves est un axe de communication structurant et historique de Colombes, connue autrefois sous le nom de Chemin de Rueil. Longue de 2250m,, elle relie le centre-ville reliant le centre-ville aux secteurs Ouest et Sud-Ouest de Colombes. Elle forme notamment la limite sud du quartier Henri-Martin / Estienne-d'Orves.
Elle traverse les quartiers du sud-ouest de la commune et constitue une liaison interquartiers importante entre le centre-ville et les secteurs occidentaux et méridionaux de Colombes. Le PLU de Colombes identifie notamment la rue d'Estienne-d'Orves comme l'un des axes assurant les liaisons entre le centre-ville, l'ouest et le sud-ouest de la commune[1].
Situation et accès[modifier | modifier le wikicode]
La rue d'Estienne-d'Orves traverse les secteurs situés au sud-ouest du centre de Colombes.
Elle est notamment en relation avec le boulevard Charles-de-Gaulle, la rue Colbert, la rue Pierre-Brossolette, la rue des Voies-du-Bois et la rue Gabriel-Péri.
Son tracé se situe à la jonction de plusieurs quartiers urbains de caractéristiques différentes. Le PLU distingue notamment le quartier Henri-Martin / Estienne-d'Orves, principalement pavillonnaire, et le quartier de la Petite-Garenne, situé plus au sud[1].
La rue est également située à proximité de la station Jacqueline Auriol de la ligne T2 du tramway d'Île-de-France[2].
La longueur exacte de la voie n'est pas indiquée ici faute de donnée officielle retrouvée.
Origine du nom[modifier | modifier le wikicode]
La rue est nommée en hommage à Wikipedia:Honoré d'Estienne d'Orves (1901-1941), officier de marine et résistant français, exécuté au fort du Mont-Valérien le 29 août 1941.
Son nom a été donné à de nombreuses voies publiques en France après la Seconde Guerre mondiale, notamment dans les Hauts-de-Seine[3].
La date précise de l'attribution de ce nom à la voie de Colombes reste à documenter.
Histoire[modifier | modifier le wikicode]
Un ancien chemin de Nanterre et de Rueil[modifier | modifier le wikicode]
La rue d'Estienne-d'Orves appartient à une trame viaire ancienne de Colombes.
Les Archives départementales des Hauts-de-Seine identifient parmi les anciens chemins ruraux conservés dans la trame urbaine de Colombes les chemins de Nanterre et de Rueil, correspondant aujourd'hui à la rue d'Estienne-d'Orves et à la rue des Voies-du-Bois[4].
Cette origine explique la place de la voie dans la structure générale de la commune. Elle ne constitue donc pas uniquement une création liée à l'urbanisation contemporaine, mais s'inscrit dans un réseau de chemins reliant anciennement Colombes aux communes voisines.
Il convient toutefois de ne pas confondre cette indication avec une ancienne dénomination officielle de la rue : les Archives identifient les anciens chemins correspondant au tracé actuel, mais cette source ne permet pas à elle seule d'affirmer que la rue portait autrefois officiellement le nom de « chemin de Nanterre » ou de « chemin de Rueil ».
Urbanisation[modifier | modifier le wikicode]
L'urbanisation des secteurs traversés par la rue s'accélère au cours des XIXe et XXe siècles avec la croissance démographique de Colombes et le développement des quartiers situés autour des infrastructures ferroviaires.
Le secteur Henri-Martin / Estienne-d'Orves est aujourd'hui principalement pavillonnaire. Le PLU décrit un tissu composé de volumétries basses et de longs îlots orientés parallèlement aux axes est-ouest. La rue Gabriel-Péri et la rue d'Estienne-d'Orves constituent les deux voies assurant les principales liaisons interquartiers de ce secteur[1].
Au sud, le quartier de la Petite-Garenne est délimité notamment par la rue d'Estienne-d'Orves et la rue Colbert à l'ouest, l'avenue Henri-Barbusse à l'est et la voie ferrée au sud[1].
La rue traverse ainsi des secteurs dont la morphologie urbaine s'est constituée progressivement, avec une importante présence de maisons individuelles et de pavillons, mais également des immeubles collectifs et des ensembles d'habitat social.
Urbanisme et architecture[modifier | modifier le wikicode]
La rue d'Estienne-d'Orves présente une grande diversité de formes urbaines.
Dans le secteur Henri-Martin / Estienne-d'Orves, le PLU décrit un tissu principalement pavillonnaire, caractérisé par des constructions de faible hauteur et un parcellaire relativement étiré[1].
Le long de certains tronçons, notamment à proximité du boulevard Charles-de-Gaulle, le tissu urbain est plus dense.
L'îlot situé entre le boulevard Charles-de-Gaulle, la rue d'Estienne-d'Orves, la rue Colbert et le square Colbert fait notamment l'objet de prescriptions particulières dans le PLU concernant les hauteurs et l'épannelage des constructions[5].
Le PLU et son atlas paysager recensent par ailleurs, dans le secteur de la rue, différents éléments protégés au titre du patrimoine urbain et paysager, des ensembles paysagers, des alignements d'arbres ainsi que des venelles et cours à préserver[6].
Habitat[modifier | modifier le wikicode]
Plusieurs ensembles de logements sociaux sont implantés dans la rue.
Colombes Habitat Public recense notamment des ensembles situés aux 14, 30, 32, 34 et 62[7].
La rue a également donné son nom à la cité d'Estienne-d'Orves, ensemble résidentiel situé dans le quartier Gabriel-Péri. Un passage relie notamment les entrées des immeubles de la cité à la rue Gabriel-Péri[8].
L'histoire et la date de construction des différents ensembles d'habitat collectif restent à documenter précisément.
Équipements[modifier | modifier le wikicode]
École Marcel-Pagnol[modifier | modifier le wikicode]
L'école Marcel-Pagnol est située au 110 rue d'Estienne-d'Orves.
Elle constitue l'un des équipements publics du secteur desservi par la rue.
Habitat et équipements de quartier[modifier | modifier le wikicode]
Plusieurs équipements et espaces collectifs sont implantés dans les secteurs résidentiels desservis par la rue.
La cité Estienne-d'Orves dispose notamment d'un équipement sportif dont la réhabilitation a été proposée dans le cadre du budget participatif de la Ville[9].
Activités industrielles[modifier | modifier le wikicode]
La rue n'a pas toujours été exclusivement résidentielle.
Les Archives départementales des Hauts-de-Seine recensent notamment une installation classée située au 27 rue d'Estienne-d'Orves, liée à la société Plastacid. Le dossier conservé remonte à 1959[10].
Cette présence témoigne de la diversité fonctionnelle du secteur au cours du XXe siècle.
Une étude plus approfondie des dossiers d'archives permettrait de préciser la nature et la durée des activités industrielles ou artisanales implantées dans la rue.
Le site du 420[modifier | modifier le wikicode]
À l'extrémité occidentale de la rue, le 420 rue d'Estienne-d'Orves correspond aujourd'hui à un important ensemble immobilier de bureaux et de services.
L'ensemble développe environ 58 000 m² de bureaux et services. Le bâtiment actuel a été construit en 2007 et est attribué aux architectes Skidmore, Owings and Merrill dans les données immobilières consultées[11].
La parcelle a également accueilli différentes activités économiques. Les données administratives permettent notamment d'identifier à cette adresse des établissements liés à l'industrie chimique et aux activités industrielles[12].
En 2023, 4 170 m² du bâtiment Défense Ouest ont été mis temporairement à disposition des Ateliers Klandestin, dans le cadre des Portes ouvertes d'ateliers d'artistes de Boucle Nord de Seine[13].
L'histoire industrielle antérieure du site reste à approfondir.
Transports en commun[modifier | modifier le wikicode]
La rue est située à proximité de la ligne T2, notamment de la station Jacqueline Auriol.
Le secteur du 420 rue d'Estienne-d'Orves est également situé à proximité de la gare de La Garenne-Colombes, desservie par le réseau Transilien.
La desserte en autobus du secteur est assurée par plusieurs lignes, notamment dans les environs du boulevard Charles-de-Gaulle et de la rue Gabriel-Péri[14].
Circulation et aménagements[modifier | modifier le wikicode]
La rue d'Estienne-d'Orves a fait l'objet d'un important projet de réaménagement dans les années 2020, conjointement avec la rue des Voies-du-Bois.
Une première phase a notamment comporté l'enfouissement des réseaux électriques et la mise en sens unique des deux rues[15].
Le projet prévoit la création de pistes cyclables unidirectionnelles, la réfection de la voirie, l'élargissement et la mise en accessibilité des trottoirs ainsi qu'une végétalisation accrue du secteur[16].
Le programme porte sur environ quatre kilomètres de pistes cyclables sécurisées dans le secteur Estienne-d'Orves / Voies-du-Bois.
Selon les mesures communiquées par la Ville, le trafic automobile a diminué de 46 % tandis que le trafic cycliste a augmenté de 80 % sur le tronçon de la rue d'Estienne-d'Orves compris entre les rues Jacques-Éléonor-Fermé et Gabriel-Péri, entre mai 2021 et octobre 2023[16].
Ces chiffres correspondent aux mesures présentées par la Ville dans le cadre du projet de réaménagement.
Le projet prévoit également la plantation de sept grands arbres et de 27 arbustes, portant à 86 le nombre d'arbres et arbustes pris en compte dans le secteur, ainsi que l'augmentation des surfaces de terre végétale et l'utilisation de pavés enherbés[16].
Patrimoine paysager[modifier | modifier le wikicode]
L'Atlas paysage du PLU identifie plusieurs éléments paysagers autour de la rue d'Estienne-d'Orves.
Sont notamment recensés :
- des éléments protégés au titre de l'article L.151-19 du Code de l'urbanisme ;
- des ensembles paysagers ;
- des alignements d'arbres ;
- des venelles et cours à préserver[6].
Ces éléments participent à la conservation de la morphologie particulière des quartiers pavillonnaires traversés par la rue.
Voirie et urbanisme contemporain[modifier | modifier le wikicode]
La rue constitue aujourd'hui une voie de transition entre plusieurs formes urbaines de Colombes.
À proximité du boulevard Charles-de-Gaulle, certains îlots connaissent une densification plus importante. Plus au sud et à l'ouest, le tissu conserve davantage de caractéristiques pavillonnaires[1].
Cette diversité explique les différences importantes de gabarit, d'implantation et de fonction des bâtiments rencontrés le long de la rue.
Notes et références[modifier | modifier le wikicode]
Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]
Articles connexes[modifier | modifier le wikicode]
- Colombes
- Histoire de Colombes
- Rue Gabriel-Péri
- Rue des Voies-du-Bois
- Boulevard Charles-de-Gaulle
- Honoré d'Estienne d'Orves
- Petite-Garenne
- Quartier Henri-Martin / Estienne-d'Orves
Liens externes[modifier | modifier le wikicode]
- Atlas paysage du PLU de Colombes
- Vivre à Colombes, février 2024
- Carte du patrimoine de Colombes Habitat Public
- Archives départementales des Hauts-de-Seine : la fabrique urbaine de Colombes
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- ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Plan local d'urbanisme de la ville de Colombes — Rapport de présentation, Ville de Colombes
- ↑ Modèle:Lien web
- ↑ Honoré d'Estienne d'Orves, Wikipédia'
- ↑ La fabrique urbaine de Colombes au tournant du XXe siècle,'Archives départementales des Hauts-de-Seine'
- ↑ Modification n°5 du Plan local d'urbanisme de Colombes, téléchargement 'Ville de Colombes'
- ↑ 6,0 et 6,1 [https://www.colombes.fr/app/uploads/2024/03/3_Atlas_paysage_comp.pdf Atlas paysage du PLU de Colombes, Téléchargement Ville de Colombes
- ↑ Carte du patrimoine, Colombes Habitat Public
- ↑ Cité Estienne-d'Orves, à Colombes, le trafic de drogue tourmente les habitants, Le Parisien du 6 septembre 2023
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- ↑ 16,0 16,1 et 16,2 Modèle:Lien web