Dominique Frelaut
| Dominique Frelaut | |
| Maire de Colombes | |
| Mandat | 19 mars 1965 – 18 mars 2001 (36 ans) |
| Prédécesseur | Marcelle Devaud |
| Successeur | Nicole Goueta |
| Informations personnelles | |
| Date de naissance | 2 septembre 1927 |
| Lieu de naissance | Paris (14ème) |
| Date de décès | 1er juillet 2018 (à 90 ans) |
| Lieu de décès | Nanterre |
| Parti politique | Parti Communiste Français (PCF) |
| Profession | Ajusteur, permanent politique |
Dominique Frelaut, né le 2 septembre 1927 à Paris et mort le 1er juillet 2018 à Nanterre, est un homme politique français. Membre du Parti communiste français (PCF), il a marqué l'histoire de la ville de Colombes en y exerçant le mandat de maire pendant 36 ans, de 1965 à 2001, ainsi que plusieurs mandats de député et de conseiller général des Hauts-de-Seine.
📝 Biographie[modifier | modifier le wikicode]
Jeunesse et engagement[modifier | modifier le wikicode]
Issu d'un milieu populaire, Dominique Frelaut commence sa vie professionnelle comme ajusteur, notamment dans l'aviation chez Amiot à Colombes, puis à la Snecma. Il s'engage très tôt dans le syndicalisme au sein de la CGT, puis rejoint le Parti communiste français (PCF) après la Seconde Guerre mondiale.. Il s'engage très tôt dans le syndicalisme au sein de la CGT, puis rejoint le Parti communiste français (PCF) après la Seconde Guerre mondiale. Ses qualités d'organisateur le conduisent rapidement à devenir un permanent et un cadre important de la fédération PCF de la "ceinture rouge" parisienne.
Le bâtisseur de Colombes (1965-2001)[modifier | modifier le wikicode]
En 1965, à l'âge de 37 ans, il mène la liste d'union de la gauche et remporte la mairie de Colombes, succédant à Marcelle Devaud. Son mandat, qui va durer plus de trois décennies, correspond à une période de transformations urbaines et démographiques majeures pour la commune :
- Logement social et urbanisme : Face à la crise du logement et à la vétusté de certains quartiers (notamment les bidonvilles encore présents dans les années 1960), sa municipalité lance de grands programmes de construction de logements sociaux (HLM) et d'aménagements de grands ensembles (quartiers des Fossés-Jean, du Petit-Colombes).
- Équipements publics : Il supervise la modernisation des infrastructures de la ville par la création de nombreuses écoles, de centres de santé municipaux, de complexes sportifs et de structures culturelles (dont le Théâtre de Colombes, devenu l'Avant-Seine).
- Désindustrialisation : Durant ses derniers mandats, il doit faire face au déclin industriel de la ville (fermeture ou départ des usines Guerlain, Ericsson, Amiot) et tente d'amorcer la reconversion économique du territoire vers le secteur tertiaire.
Fin de carrière et postérité[modifier | modifier le wikicode]
En mars 2001, au terme d'un scrutin serré marqué par des divisions à gauche, sa liste est battue par la coalition de droite menée par Nicole Goueta (RPR). Dominique Frelaut quitte alors l'hôtel de ville après 36 années de gestion communiste.
Il se retire progressivement de la vie politique active au début des années 2000 et s'éteint en juillet 2018 à l'âge de 90 ans[1].
🏛️ Mandats politiques[modifier | modifier le wikicode]
Mandats locaux[modifier | modifier le wikicode]
- Maire de Colombes : 1965 – 2001.
- Conseiller général des Hauts-de-Seine :
- Élu dans le canton de Colombes-Sud : 1967 – 1973.
- Élu dans le canton de Colombes-Nord-Ouest : 1979 – 2001.
Mandats nationaux[modifier | modifier le wikicode]
- Député des Hauts-de-Seine :
- Élu de la 3ème circonscription : 1973 – 1986 (réélu en 1978 et 1981).
- Élu de la 1ère circonscription : 2001 – 2002 (en remplacement de Jacques Brunhes, nommé au gouvernement)[2].