Réseau de chaleur urbain de Colombes

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Contexte[modifier | modifier le wikicode]

Sous la mandature écologiste(2020-2026) La Ville de Colombes a engagé une réflexion stratégique sur le développement d’un réseau de chaleur urbain (RCU) afin de répondre aux enjeux de transition énergétique, de maîtrise des coûts de l’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du schéma directeur des réseaux de chaleur réalisé en 2024.

Aujourd’hui, Colombes dépend fortement des énergies importées

  • moins de 1 % de l’énergie consommée est produite localement
  • seulement 25 % est produite en France
  • plus de 70 % de l’énergie consommée est importée.

Par ailleurs, 70 % des consommations énergétiques reposent encore sur des ressources fossiles, ce qui accentue l’empreinte carbone du territoire.

Objectifs du projet[modifier | modifier le wikicode]

Le futur réseau de chaleur vise plusieurs objectifs :

Décarboner le chauffage urbain[modifier | modifier le wikicode]

Le recours à des énergies renouvelables et de récupération permettrait de diviser par près de 5 l’empreinte carbone des bâtiments raccordés.

Stabiliser le coût de l’énergie[modifier | modifier le wikicode]

Le projet doit permettre de limiter l’exposition des habitants et équipements publics aux fluctuations du prix du gaz grâce à des ressources locales comme :

  • la géothermie profonde
  • la récupération de chaleur fatale du SIAAP
  • des chaufferies bois d’appoint

Renforcer la souveraineté énergétique locale[modifier | modifier le wikicode]

Le réseau produirait localement une part importante de l’énergie consommée à Colombes, en s’appuyant sur des infrastructures territoriales.

Description du projet[modifier | modifier le wikicode]

Un réseau de grande ampleur[modifier | modifier le wikicode]

Le scénario retenu dans le cadre du schéma directeur prévoit un réseau d’environ 15 km, contre un réseau existant aujourd’hui limité au quartier de la Marine et long d’environ 1 km.

Le projet pourrait alimenter :

  • l’équivalent de 8 000 logements
  • de nombreux équipements publics
  • des logements de Colombes Habitat Public
  • l’hôpital Louis-Mourier.

Une extension vers le quartier des Fossés-Jean est également étudiée afin d’atteindre l’équivalent de plus de 10 000 logements raccordés.

Le tracé pressenti identifierait plus de 110 bâtiments potentiellement raccordables.

Mix énergétique envisagé[modifier | modifier le wikicode]

L’approvisionnement énergétique prévisionnel du réseau serait réparti de la manière suivante :

Approvisionnement énergétique du réseau projeté
  • 37 % : géothermie profonde
  • 28 % : récupération de chaleur du SIAAP
  • 19 % : chaufferies bois d’appoint
  • 16 % : appoint gaz.

L’empreinte carbone estimée du réseau serait de :

  • 49 kgCO2/MWh produit pour le réseau
  • contre 232 kgCO2/MWh pour des bâtiments chauffés au gaz

Bénéfices attendus[modifier | modifier le wikicode]

Bénéfices environnementaux[modifier | modifier le wikicode]

Le projet permettrait une réduction annuelle estimée à 12 600 tonnes de CO2, soit l’empreinte annuelle d’environ 1 000 Français.

Bénéfices économiques[modifier | modifier le wikicode]

  • Le réseau doit garantir :
  • un prix de la chaleur compétitif
  • une meilleure stabilité tarifaire
  • une moindre dépendance aux marchés internationaux du gaz.

Gouvernance et calendrier[modifier | modifier le wikicode]

En raison du changement de municipalité en 2026, le projet semble abandonné