Conseil Municipal/27 mars 2026

📅 Séance du 27/03/2026 (18h21 – 20h05)[n 1]
📂 Ordre du jour Conseil d'installation de la mandature : élection du maire – détermination du nombre d'adjoints – élection des adjoints – lecture de la charte de l'élu local – délégations de pouvoir au maire – désignation des représentants auprès de l'EPT Boucle Nord de Seine – création de la commission municipale unique.
🔗 Ressources 🎥 Vidéo intégrale • 📄 Procès-verbal de l'élection (PDF) • Page du Conseil Municipal sur le site de la Ville

Le conseil municipal du 27 mars 2026 est le conseil d'installation de la mandature 2026-2032. Réuni cinq jours après le second tour des élections municipales, il n'a pas délibéré sur les affaires de la commune : son ordre du jour, tenant en six points, n'avait d'autre objet que de constituer l'assemblée elle-même, d'élire le maire et les adjoints, puis de mettre en place les instances du mandat[1].

Joakim GIACOMONI y a été élu maire de Colombes au premier tour de scrutin, par 42 voix sur 51 votants, seule candidature déposée. Vingt adjoints ont ensuite été élus sur une liste unique conduite par Sandrine BARBÉ. Il succède à Patrick CHAIMOVITCH, absent de la séance, qui siège désormais dans l'opposition[2][3][4].

La séance, longue de près de deux heures, a été retransmise en direct et reste consultable en intégralité[5] ; les horodatages ci-dessous y renvoient.

Une séance d'un genre particulier modifier

La loi impose la tenue d'un conseil d'installation après chaque renouvellement général. Son déroulé est fixé par le code général des collectivités territoriales et ne laisse presque aucune marge à l'ordre du jour local : la séance est ouverte et présidée par le doyen d'âge jusqu'à la proclamation du maire ; l'élection se fait au scrutin secret et à la majorité absolue ; le secrétaire de séance et les deux assesseurs sont, par tradition, les plus jeunes de l'assemblée[2].

L'assemblée compte 53 sièges, répartis au soir du 22 mars entre 41 élus de la liste « Colombes est une chance » et 12 élus de la liste d'union conduite par Patrick Chaimovitch[6]. Cette arithmétique explique l'essentiel des votes de la soirée.

Deux conseillers étaient excusés : Patrick CHAIMOVITCH, qui avait donné pouvoir à Cécilia ALADRO, et Nordine KHELIKA, qui avait donné pouvoir à Sabine LINGUANOTTO. Le procès-verbal enregistre 51 présents et 2 représentés[2][7].

Ouverture de séance modifier

La séance est ouverte par Yves PIQUE, doyen de l'assemblée (▶ 12:01). Dans son allocution, il revient sur une campagne qu'il décrit comme « particulièrement violente » : il évoque, sans nommer personne, de fausses informations, un « traficotage » du sondage officiel, des agressions, des intimidations et des tracts anonymes jusqu'à la veille du scrutin (▶ 13:18)[n 2]. Il remercie ensuite les 15 265 électeurs qui ont porté la liste victorieuse à 54,48 % des suffrages exprimés (▶ 13:58), puis déclare les 53 conseillers municipaux installés dans leurs fonctions (▶ 14:17).

Aubin MINESI, plus jeune membre du conseil, est désigné secrétaire de séance et procède à l'appel nominal (▶ 14:57). Le quorum constaté (▶ 20:18), deux assesseurs sont désignés parmi les plus jeunes élus : Paul AZOUG pour la majorité et Soraya MESBAHI pour l'opposition (▶ 20:29)[8].

🗳️ L'élection du maire modifier

Le doyen rappelle les règles de l'article L. 2122-7 du CGCT, puis appelle les candidatures (▶ 21:57). Une seule candidature est déposée, celle de Joakim GIACOMONI (▶ 22:29). Les conseillers votent ensuite un par un, à l'appel de leur nom (▶ 23:30).

Le dépouillement, mené par les deux assesseurs sous le contrôle du doyen, occupe près de vingt minutes (▶ 34:06). Il donne lieu à un moment de flottement : le décompte est repris depuis le début, l'administration prenant le relais du pointage, et les élus recalculent en séance l'effectif théorique — 41 pour la majorité, 12 pour l'opposition, moins deux absents, soit 51 votants (▶ 44:12).

Élection du maire — premier tour de scrutin[2][3]
Nombre
Conseillers en exercice 53
Votants (enveloppes déposées) 51
Suffrages déclarés nuls 9
Bulletins blancs 0
Suffrages exprimés 42
Majorité absolue 22
Joakim GIACOMONI 42

Joakim GIACOMONI est proclamé maire et immédiatement installé (▶ 46:44)[n 3]. Aucune réclamation n'est portée au procès-verbal[2].

Le discours d'investiture modifier

Le nouveau maire salue les invités — le préfet, Georges SIFFREDI, président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, des parlementaires, plusieurs maires (▶ 49:04) et Nicole GOUETA, maire honoraire de Colombes (▶ 49:22).

Il place son propos sous le signe de l'écoute et du refus des postures, affirmant qu'il ne sera pas le maire d'une majorité mais celui d'une ville (▶ 51:36). Il remercie sa directrice de campagne, Sandrine BARBÉ, et cite une anecdote prêtée à Georges Clemenceau sur le réverbère cassé, pour illustrer sa conception d'une action municipale partant du concret (▶ 53:25). Il annonce enfin un mandat qu'il veut « de reconstruction » plutôt que de gestion — reconstruire la confiance, l'efficacité de l'action publique et la fierté d'appartenir à la ville (▶ 55:07), avant de conclure (▶ 56:36)[8].

💬 Les déclarations de l'opposition modifier

Trois élus de la liste d'union prennent successivement la parole, chacun pour une sensibilité différente.

Soraya MESBAHI, qui se présente au nom de la section colombienne du Parti communiste français, rappelle ses six années de mandat précédentes et l'héritage des mandats de Dominique FRELOT (▶ 58:00, ▶ 58:53). Elle dit espérer une gouvernance d'apaisement, se distinguant selon elle des mandats de Nicole Goueta, et annonce sa vigilance sur l'office public de l'habitat, les services publics, l'hôpital et les établissements scolaires.

Valentin NARBONNAIS, adjoint de la mandature écoulée devenu conseiller d'opposition, adresse ses félicitations républicaines au maire (▶ 1:01:00) et revendique le bilan du mandat précédent — sécurité, habitat indigne, écoles, jeunesse, associations, Jeux olympiques, adaptation au changement climatique (▶ 1:03:08). Il reconnaît toutefois ne pas avoir su convaincre, et pointe une « instabilité politique » qui frappe Colombes tous les six ans depuis plus de vingt-cinq ans (▶ 1:04:14). Il affirme laisser une situation financière saine, avec une capacité d'autofinancement préservée et une bonne note au classement de l'iFRAP (▶ 1:04:48), et conclut par une formule restée dans les esprits : « nous reviendrons » (▶ 1:07:15).

Le maire lui répond immédiatement que sa majorité sera « responsable des 180 millions d'euros de dettes laissées à la ville » (▶ 1:07:30) — premier épisode d'une controverse sur le niveau de la dette qui traversera les séances suivantes du mandat.

Jordan ROBICHON, pour La France insoumise, présente également des félicitations républicaines, puis situe son groupe en dehors de l'alternance droite-gauche traditionnelle (▶ 1:08:00). Il annonce une opposition « utile », ni obstruction systématique ni opposition de principe (▶ 1:09:06), et présente la soirée non comme une défaite mais comme le point de départ d'une nouvelle force politique locale (▶ 1:10:39).

🎗️ L'élection des adjoints modifier

Le maire expose les règles : le nombre d'adjoints ne peut excéder 30 % de l'effectif légal, soit quinze, mais les communes de 80 000 habitants ou plus peuvent y ajouter des adjoints de quartier dans la limite de 10 % de l'effectif, soit cinq (▶ 1:11:06). Le conseil fixe donc le nombre total à vingt, comme sous la mandature précédente (▶ 1:11:50)[9].

Les adjoints sont élus au scrutin secret de liste, à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel, chaque liste devant alterner les sexes. Une seule liste est déposée, conduite par Sandrine BARBÉ (▶ 1:12:51). Le vote et le dépouillement occupent une nouvelle demi-heure (▶ 1:13:18, ▶ 1:23:53).

Élection des adjoints — premier tour de scrutin[2][4]
Nombre
Votants (bulletins déposés) 53
Suffrages déclarés nuls 12
Bulletins blancs 0
Suffrages exprimés 41
Majorité absolue 21
Liste conduite par Sandrine BARBÉ 41

Le nombre de votants passe de 51 à 53 entre les deux scrutins : les deux procurations, restées sans effet lors de l'élection du maire, sont cette fois appelées et enregistrées — celle de Patrick CHAIMOVITCH, portée par Cécilia ALADRO (▶ 1:21:09), et celle de Nordine KHELIKA, portée par Sabine LINGUANOTTO (▶ 1:22:36). La liste est proclamée élue (▶ 1:31:29), puis le maire remet leur écharpe aux vingt adjoints, un par un (▶ 1:31:50).

Les vingt adjoints élus, dans l'ordre de la liste[4]
Rang Élu Adjoint de quartier
1re Sandrine BARBÉ —
2e Alexandre GIUDICELLI —
3e Leïla LEGHMARA —
4e Denis BUTAYE —
5e Alexandra DURRIEU —
6e Sébastien PERROTEL Petite-Garenne
7e Yamina TATON —
8e Abdeslam KOULOUH Les Vallées
9e Anne POULIGNY —
10e Hakim NAÏT CHALAL Europe
11e Hélène MALET —
12e Antoine PIAN —
13e Anne-Claire HOAREAU —
14e Michaël THINE —
15e Sondes KHEMIRI —
16e Gilles BOUYSSOU —
17e Karin NIRONI —
18e Yves PIQUE —
19e Nora DJELLAB Fossés-Jean
20e Jean-Philippe BURTIN Grèves – Petit-Colombes

Le détail des délégations de chaque adjoint, publié après la séance, figure sur la page Conseil Municipal/Élus.

📜 La charte de l'élu local modifier

Conformément à l'article L. 2121-7 du CGCT, le maire donne lecture de la charte de l'élu local immédiatement après l'élection des adjoints, et le texte est remis en séance à chaque conseiller (▶ 1:44:12). La lecture se conclut sur une hésitation : le maire s'apprête à soumettre la charte au vote avant qu'on lui rappelle qu'elle ne fait l'objet d'aucun scrutin (▶ 1:48:05).

📑 Les autres délibérations modifier

n° Objet Résultat Précisions
1 Élection du maire ✅ Joakim GIACOMONI élu au 1er tour 42 voix sur 42 suffrages exprimés, 51 votants ; candidature unique[3].
2 Détermination du nombre d'adjoints ✅ Adopté Vingt adjoints, dont cinq adjoints de quartier[9].
3 Élection des adjoints au maire ✅ Liste BARBÉ élue au 1er tour 41 voix sur 41 suffrages exprimés, 53 votants ; liste unique[4].
4 Délégations de pouvoir au maire ✅ Adopté à l'unanimité (53 pour) Trente-et-une matières déléguées pour la durée du mandat, dont les marchés publics sans limite de montant, les lignes de trésorerie jusqu'à 25 M€, l'aliénation de gré à gré jusqu'à 4 600 € et les transactions jusqu'à 5 000 €[10]. Point d'abord omis, puis repris (voir ci-dessous).
5 Désignation des membres siégeant auprès de l'EPT Boucle Nord de Seine ✅ Adopté à l'unanimité (53 pour) Quatorze sièges pourvus à la proportionnelle : onze à la majorité, trois à l'opposition[7].
6 Création de la commission municipale unique ✅ Adopté à l'unanimité (53 pour) Commission permanente composée de l'ensemble des conseillers, présidée de droit par le maire, examinant tous les points de l'ordre du jour[11].

Les représentants au conseil de territoire modifier

Colombes dispose de seize sièges au conseil de l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine, qui regroupe sept communes (▶ 1:48:34). Deux le sont de droit — Joakim GIACOMONI et Leïla LEGHMARA, élus conseillers métropolitains les 15 et 22 mars — et quatorze sont à pourvoir au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne (▶ 1:48:59).

Deux listes sont déposées : celle de la majorité et celle de l'opposition, lue par Valentin NARBONNAIS (▶ 1:50:31). Le vote a lieu à main levée : la liste d'opposition recueille douze voix, la liste de la majorité quarante et une (▶ 1:52:24). La répartition donne onze sièges à la majorité et trois à l'opposition[7] :

  • Majorité — Alexandre GIUDICELLI, Magali FILHUE, Denis BUTAYE, Sandrine BARBÉ, Abdeslam KOULOUH, Yamina TATON, Sébastien PERROTEL, Hélène MALET, Arnaud THOREL, Solène JOULIN, Paul AZOUG.
  • Opposition — Valentin NARBONNAIS, Cécilia ALADRO, Jordan ROBICHON.

Un point de l'ordre du jour oublié modifier

Au moment d'appeler l'élection des délégués territoriaux, une élue fait observer que le point n° 4, qui donne au maire ses délégations de pouvoir, a été sauté (▶ 1:49:58). Le maire en prend acte et le reporte à la suite du vote en cours ; la délibération est effectivement présentée et adoptée quelques minutes plus tard (▶ 1:53:13). L'ordre des délibérations publiées reste celui de l'ordre du jour initial.

Clôture modifier

Après l'adoption de la commission municipale unique (▶ 1:54:40), le maire annonce que la prochaine séance se tiendra le vendredi 17 avril 2026 (▶ 1:55:37) et lève la séance (▶ 1:55:46). Le compte-rendu de cette séance sera approuvé à l'unanimité à l'ouverture du conseil du 17 avril 2026[12]. La Ville ne publie en revanche aucun compte-rendu analytique pour la séance d'installation elle-même : le procès-verbal de l'élection et les six délibérations en tiennent lieu[13].

Voir aussi modifier

📚 Notes et références modifier

Notes modifier

  1. ↑ La convocation portait 18h00, mais la séance n'a été ouverte qu'à 18h21. Les horaires indiqués ici sont déduits de la retransmission en direct, commencée à 18h09 et close à 20h06 : la séance s'y ouvre à 12:01 et y est levée à 1:55:46. Le procès-verbal, lui, ne mentionne que l'heure de sa propre clôture.
  2. ↑ Ces propos n'engagent que leur auteur ; ils n'ont fait l'objet d'aucune contradiction en séance, aucune personne n'y étant mise en cause nommément.
  3. ↑ En proclamant le résultat, le doyen annonce « 9 bulletins blancs ». Le procès-verbal comme la délibération enregistrent en réalité 9 suffrages déclarés nuls et 0 bulletin blanc — distinction qui a son importance, les blancs étant décomptés séparément et n'entrant pas dans les suffrages exprimés (art. L. 65 du code électoral). Le décompte lu à voix haute pendant le dépouillement mentionne bien des « bulletins nuls ».

Références modifier

  1. ↑ Ordre du jour du conseil municipal du 27 mars 2026, Ville de Colombes.
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Procès-verbal de l'élection du maire et des adjoints, commune de Colombes, 27 mars 2026.
  3. ↑ 3,0 3,1 et 3,2 Délibération D2026-03-27-01 — Élection du maire, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  4. ↑ 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Délibération D2026-03-27-03 — Élection des adjoints au maire, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  5. ↑ Conseil municipal du 27 mars 2026, retransmission intégrale (1 h 57), chaîne Ville de Colombes.
  6. ↑ Colombes (92025) — Élections municipales 2026, ministère de l'Intérieur.
  7. ↑ 7,0 7,1 et 7,2 Délibération D2026-03-27-05 — Désignation des membres siégeant auprès de l'EPT Boucle Nord de Seine, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  8. ↑ 8,0 et 8,1 « Le conseil municipal d'installation lance le mandat de Joakim Giacomoni », Colombes Actus no 1, avril 2026, p. 10-11.
  9. ↑ 9,0 et 9,1 Délibération D2026-03-27-02 — Détermination du nombre d'adjoints, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  10. ↑ Délibération D2026-03-27-04 — Délégations de pouvoir au maire, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  11. ↑ Délibération D2026-03-27-06 — Création de la commission municipale unique, Ville de Colombes, 27 mars 2026.
  12. ↑ Compte-rendu analytique du conseil municipal du 17 avril 2026, p. 1.
  13. ↑ Conseil Municipal du 27 mars 2026, Ville de Colombes — page de la séance, consultée le 25 septembre 2026.