Boulevard de Valmy

Le boulevard de Valmy est l'un des grands axes nord-sud de Colombes. Long d'environ 1,6 kilomètre[1], il part du centre-ville, au carrefour de la rue Saint-Denis et de la rue de Verdun, et rejoint au nord la place de Valmy, sur l'avenue d'Argenteuil, à la limite de Gennevilliers[1][2]. C'est une route départementale, la RD 13[3][4].
Bordé au début du XXe siècle de pavillons, de cafés et de restaurants, le boulevard devient à partir de 1911 l'axe industriel de la ville, avec l'usine de pneumatiques Goodrich, puis le motoriste Gnome et Rhône, devenu Safran[5][6]. En 1924, le premier village olympique de l'histoire s'ouvre sur le boulevard[7]. Depuis la fin des années 2010, son extrémité nord se transforme avec le nouveau quartier de l'Arc Sportif, et le prolongement du tramway T1 doit l'emprunter à l'horizon 2030[8][9][10].
Cette voie possède également sa propre fiche sur Wikipédia.
Situation et accès[modifier | modifier le wikicode]
Le boulevard commence au sud au carrefour de la rue Saint-Denis, dans le prolongement de la rue de Verdun, qui descend vers la place du Général-Leclerc. Il monte ensuite vers le nord en croisant successivement la rue Thomas-d'Orléans, la rue de la Fraternité, l'avenue Louise-de-Bettignies, la rue Alice-Servière, puis le carrefour de l'avenue Audra et du boulevard Gambetta[1][2]. Viennent ensuite le boulevard Pierre-de-Coubertin, percé pour les Jeux olympiques de 1924 afin de desservir le stade de Colombes[11], la rue Alexis-Bouvier, l'avenue Clémentine, la rue Germaine-Tillion, le carrefour du boulevard de Finlande et du mail Françoise-Allain, la rue Estelle-Rouat, puis le carrefour de l'avenue Kléber et de la rue des Entrepreneurs[1][2].
Le boulevard passe alors sous le viaduc de l'autoroute A86. C'est l'un des trois passages qui permettent de relier en voiture Colombes au Val-d'Oise, avec ceux de la rue Paul-Bert et de l'avenue de Stalingrad[12], et un échangeur le relie à l'autoroute[3]. Il croise enfin la rue Gisèle-Halimi et aboutit à la place de Valmy, sur l'avenue d'Argenteuil[1][2].
Ses numéros vont du 1 au 190 : la Base adresse nationale y recense 140 adresses[13].
Avec la rue du Maréchal-Joffre et la rue Victor-Hugo, le boulevard forme l'axe des routes départementales 13 et 13 bis, qui relie Argenteuil à Bois-Colombes[3]. Selon le rapport de présentation du plan local d'urbanisme, le boulevard et la rue Alexis-Bouvier séparent, dans le quartier du Stade, un secteur nord où dominent les immeubles collectifs et un secteur sud surtout pavillonnaire[3].
En 2016, le magazine municipal rattachait le sud du boulevard au quartier Centre/Agent-Sarre et sa partie nord au quartier Fossés-Jean/Bouviers/Stade[14][15]. Dans la nouvelle carte des cinq quartiers adoptée par le conseil municipal le 22 septembre 2026, telle que la reproduit le plan de ville 2027, tout le boulevard appartient au quartier Arc Sportif – Centre[2].
Origine du nom[modifier | modifier le wikicode]
Le boulevard rappelle la bataille de Valmy, livrée le 20 septembre 1792 près de ce village de la Marne. Les troupes françaises de Kellermann et Dumouriez y arrêtent l'armée prussienne du duc de Brunswick, qui marchait sur Paris. C'est la première victoire décisive de l'armée française de la Révolution, et la République est proclamée deux jours plus tard[16].
Les sources consultées ne donnent pas la date à laquelle la voie a reçu ce nom. Il figure déjà sur les cartes postales de la crue de janvier 1910[17]. La place de Valmy, à son extrémité nord, le reprend[2].
Histoire[modifier | modifier le wikicode]
Un faubourg à l'entrée de la ville[modifier | modifier le wikicode]

Les cartes postales anciennes réunies par le site Vieux-Colombes montrent, au début du XXe siècle, un boulevard encore peu construit au nord, bordé de grands platanes, avec les rails du tramway au milieu de la chaussée[18][6]. Selon ce site, la ligne 64 du tramway, venue de la vieille église, y circulait sur une seule voie avant de tourner vers le boulevard d'Achères, en direction de l'usine des eaux[6][n 1]. Au no 1, à l'angle de la rue Saint-Denis, l'immeuble neuf a conservé à son sommet un médaillon de céramique de l'ancien bâtiment[18].
Le boulevard compte alors de nombreux cafés et restaurants, que le site Vieux-Colombes retrouve sur les cartes postales. Le Chalet du cycle, restaurant avec jardins, a laissé la place à un garage aux nos 66-68[6], lui-même remplacé par une épicerie en 2020[20]. Le restaurant du no 134 s'appelait « Au château de Biffinville ». Le petit restaurant du no 142 se reconnaît aux fleurs de faïence décorative sous sa toiture. Celui du Moulin-Joli, à l'angle du boulevard d'Achères, a gardé son nom une centaine d'années, jusqu'en octobre 2010[6]. Le café « Le Valmy », au no 190, apparaît dans les archives dès 1912[21] ; il a depuis été démoli (voir plus bas). À l'angle du boulevard Gambetta, Vieux-Colombes montre un café sur une photographie de 1942, à un carrefour qui a peu changé depuis[6]. Au no 64, le bar-tabac Le Phénicien rouvre en 2017 après deux ans de fermeture[22].
Au carrefour de l'avenue d'Argenteuil, un café-restaurant aujourd'hui disparu servait aussi d'octroi pour entrer dans Colombes ; les usines de la Snecma occupent son emplacement[6]. L'octroi, taxe perçue sur certaines marchandises à leur entrée dans la commune[23], est instauré à Colombes en 1867 et disparaît en 1948. Des dix bureaux d'octroi de la commune, seul celui du no 45 a été conservé (voir plus bas)[21].
Au no 22 bis, le pensionnat Maligé préparait aux examens de langues étrangères et aux arts d'agrément. Selon Vieux-Colombes, ses bâtiments ont sans doute été intégrés, avec le no 20, aux bâtiments catholiques voisins[18]. En face, le pensionnat de jeunes filles des sœurs de la Providence, devenu en 1908 l'institution Jeanne-d'Arc, occupe un ancien domaine de la reine Henriette (voir plus bas)[24].
La crue de 1910[modifier | modifier le wikicode]

Lors de la crue de la Seine de janvier 1910, le boulevard est sous l'eau sur une grande partie de sa longueur[17][6]. Sur les cartes postales de l'époque, le site Vieux-Colombes a retrouvé, cernés par l'eau, les pavillons des nos 72, 76 et 94, toujours debout lors de sa visite. Une passerelle de bois s'arrête au no 142 : au-delà, à plus de 600 mètres de la Seine, il faut circuler en barque. La décrue s'amorce en février[6].
L'axe des usines[modifier | modifier le wikicode]
Au début du XXe siècle, l'arrêt de l'épandage des eaux usées de Paris à Gennevilliers, détournées vers Achères, favorise l'installation d'usines à Colombes[3]. Le nord de la ville, resté champêtre, s'industrialise : après les établissements Wattelez, installés en 1890 avenue de Stalingrad, et l'usine Ericsson du boulevard d'Achères, le boulevard de Valmy devient l'axe majeur de l'industrie locale[5][3]. La population de Colombes passe de 31 923 habitants en 1921 à 61 944 en 1936 ; dans le quartier du Stade, les constructions se font d'abord le long des grands axes, dont le boulevard[5].
Goodrich. En janvier 1910, en pleine crue, un envoyé de la société américaine B.F. Goodrich visite des bâtiments à Colombes pour y installer une fabrique de pneumatiques[25]. La société française Goodrich est créée le 13 juillet 1910. L'usine, construite en 1911 sur 8 000 m², sort son premier pneu le 8 décembre 1911, avec 200 ouvriers[26][25]. Agrandie en 1922, elle fabrique à partir de 1926 des caoutchoucs manufacturés, et ses premiers pneus d'avion en 1930[26][25]. Lourdement bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale (voir plus bas), elle prend en 1946 le nom de Kléber-Colombes, sous la direction d'une société française[25][n 2]. En 1948, elle emploie 2 370 ouvriers et 600 ouvrières[26]. En perte de vitesse dans les années 1970, l'usine ferme en 1983, avec la disparition de 1 800 emplois[25][3][n 3]. Elle est démolie, à l'exception d'un pavillon[26]. Créée en 1984, la zone d'aménagement concerté Kléber reconvertit les friches industrielles en zone d'activités et de bureaux, dont les premiers bâtiments datent de 1986[25][3].
Gnome et Rhône. Le motoriste d'aviation Gnome et Rhône naît en 1915 de la fusion de la société Gnome, fondée en 1905 par les frères Seguin, et de la société Le Rhône[27]. Il suit Goodrich sur le boulevard[5] et s'étend sur l'actuel boulevard Louis-Seguin. Après la Première Guerre mondiale, l'entreprise se diversifie : machines à coudre offertes aux veuves de guerre, marteaux-piqueurs, réfrigérateurs, et surtout motocyclettes, produites de 1921 jusque dans les années 1960[27]. Nationalisée après la guerre, elle devient la Snecma en 1945, puis Safran[27][3]. En 2014, quelque 1 500 salariés travaillent sur le site du no 171, spécialisé dans la forge, la fonderie et l'usinage de pièces de moteurs d'avions civils et militaires[28]. En 2026, Safran Aircraft Engines y annonce un investissement de 150 millions d'euros, avec une nouvelle presse de fort tonnage, pour presque doubler la production du site d'ici à 2035[29].
Ericsson. Boulevard d'Achères, la Société des téléphones Ericsson construit en 1911 et 1912 une usine de matériel téléphonique, que l'Inventaire général situe aux 32, boulevard de Finlande et 136, boulevard de Valmy[30][31]. L'usine fabrique notamment les centraux téléphoniques des PTT, dont elle est le seul fournisseur à partir de 1932, et emploie 854 hommes et 822 femmes en 1952. Thomson-CSF la rachète en 1977[30][n 4]. Le même rapport prévoyait pour 2012-2013 le départ de Thalès, qui occupait encore quatre bâtiments le long du boulevard[3].
Facel-Vega. Les usines automobiles Facel-Vega occupaient l'emplacement de l'actuel lycée professionnel[5]. Selon Vieux-Colombes, elles avaient remplacé une blanchisserie, et le collège technique leur succède en 1969-1970[6].
Le premier village olympique (1924)[modifier | modifier le wikicode]

Pour les Jeux olympiques de 1924, le Comité olympique français ouvre à côté du stade de Colombes le premier village olympique d'été de l'histoire[7]. Cette installation temporaire, ouverte sur la ville par le boulevard de Valmy et dotée d'un accès direct au terrain, compte 66 maisonnettes de bois meublées pour trois personnes, avec lavabos et douches à eau courante[7][32][n 5]. Les athlètes y trouvent une blanchisserie, un salon de coiffure, des bureaux de poste et de change, le téléphone et le télégraphe, un kiosque à journaux et des restaurants[7]. Le village s'étend entre les terrains d'entraînement et le boulevard[11]. Selon Vieux-Colombes, des HLM ont ensuite été construites sur ces terrains[6].
Pour relier la nouvelle gare olympique, l'actuelle gare du Stade, au stade, un ingénieur imagine un « trottoir roulant » aérien, à 5,5 mètres du sol, qui aurait traversé le boulevard. Le projet n'aboutit pas[34].
La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]
Sous l'Occupation, Gnome et Rhône est contrainte de travailler pour l'Allemagne[27]. Les usines du boulevard subissent les bombardements alliés. Le 30 mai 1942, l'atelier de caoutchouc de Goodrich, au no 165, est touché[35]. Goodrich subit au total trois bombardements : celui du 10 mai 1944 détruit complètement l'usine, reconstruite dès novembre 1944[25][n 6]. L'usine Gnome et Rhône est totalement détruite en mai 1944 par un bombardement américain[27]. Ericsson, très bombardée en 1942, l'est de nouveau en 1944[30].
En août 1944, à la veille de l'insurrection de la Libération, des grèves éclatent dans plusieurs usines de la ville, dont Goodrich, Gnome et Rhône et Ericsson[36]. Jeune résistant engagé dès 1940, membre des Francs-tireurs et partisans, René Légé est tué à 23 ans sur le boulevard, non loin du pont de l'usine des eaux. Une stèle y rappelle sa mémoire, et une plaque est apposée au 205, rue Saint-Denis, où il habitait (voir plus bas)[37].
Autoroute et grands ensembles[modifier | modifier le wikicode]
En 1956, la percée de l'avenue Audra crée un nouveau carrefour sur le boulevard. À l'ouest, au sud du stade, l'architecte Loupia y élève quatre tours de quinze étages, livrées en 1970[3]. Ces « tours Audra » sont protégées depuis 2025 par le plan local d'urbanisme intercommunal[24].
En 1968, le premier tronçon de l'autoroute A86, entre le boulevard Charles-de-Gaulle et le boulevard de Valmy, coupe en deux la zone industrielle du nord de la ville[3].
Aux nos 115-123-127, trois immeubles regroupent 283 logements sociaux, gérés depuis 2011 par Immobilière 3F. Le bailleur en a rénové 165 entre 2014 et 2016, pour 4,42 millions d'euros[15].
Le lycée du no 130, appelé lycée professionnel Valmy en 2007, porte aujourd'hui le nom de lycée polyvalent Anatole-France[38][39].
Le renouveau du sud du boulevard[modifier | modifier le wikicode]
Au milieu des années 2010, plusieurs résidences neuves sont construites au sud du boulevard. Au no 24, l'ensemble « L'Essentiel », conçu par l'architecte Eric Haour, compte 7 étages et 30 logements, dont 10 logements sociaux. Annoncé pour 2017, c'est la première livraison de ce renouveau[40][14]. Deux autres résidences sont en chantier aux nos 52 et 84 jusqu'en 2018[41].
L'institution Jeanne-d'Arc s'agrandit à la même époque : un bâtiment sur pilotis, élevé le long de son mur d'enceinte sur le boulevard, ajoute douze salles de classe et une salle multisports souterraine, soit plus de 1 200 m². Sa livraison était annoncée pour Noël 2017[42][43].
L'Arc Sportif[modifier | modifier le wikicode]
Au nord, la déconstruction des anciens sites de Thalès commence en septembre 2017 par la démolition des bureaux de l'îlot Cook[43]. La zone d'aménagement concerté (ZAC) de l'Arc Sportif, créée en 2017 sur cette friche industrielle de 182 000 m², y bâtit un nouveau quartier[8]. Ses premières études remontent à 2013[9]. Le quartier s'étend de part et d'autre du boulevard et de l'A86 : îlot Cook-Stade à l'ouest, îlot Magellan à l'est et, au nord de l'autoroute, îlot Colombus[44][45]. Au début de 2022, plus de 300 appartements sont déjà livrés sur les îlots Cook-Stade et Magellan[8]. En mai 2025, 1 612 des 2 010 logements prévus sont livrés et le quartier compte 3 500 habitants[9]. Fin 2024, la Ville annonçait encore la livraison de 123 logements au no 176, et celle de 306 logements aux nos 140-146, sur l'îlot Magellan, de 2025 à 2027[46].
Le quartier reçoit ses équipements : la maison de santé pluridisciplinaire La Colombe, ouverte le 2 septembre 2024 au no 145, et le complexe sportif Marie-José-Pérec, ouvert en janvier 2025 au no 160[47][48]. À proximité, le groupe scolaire Dominique-Frelaut devait accueillir ses premiers élèves à la rentrée 2025[9]. Le 19 février 2026, à la suite d'une consultation en ligne, le conseil municipal donne le nom de trois femmes aux jardins publics du quartier : Raymonde Chasles-Lavallée pour le jardin Magellan, entre le boulevard de Finlande et le boulevard de Valmy, Mahsa Amini pour le jardin Colombus, dans le triangle formé par l'avenue de Stalingrad, le boulevard et l'avenue Kléber, et Jeanne Lanvin pour le jardin de la Biodiversité, sur l'îlot Cook-Stade (voir Géographie)[49][50][9]. Une passerelle en bois réservée aux piétons et aux cyclistes, la passerelle Marcelle-Lemedioni, doit enjamber l'A86 pour relier l'îlot Colombus à l'îlot Magellan et à la gare du Stade. Ses travaux devaient commencer au printemps 2026[9].
En juin 2026, en redessinant les secteurs de taxe d'aménagement majorée créés en 2015, le conseil municipal estime qu'une majoration n'est plus nécessaire sur le boulevard et l'Arc Sportif, compte tenu de l'avancement de leur transformation[51].
Le tramway T1[modifier | modifier le wikicode]
Le prolongement de la ligne 1 du tramway vers l'ouest doit emprunter le boulevard. Le Syndicat des transports d'Île-de-France avait soumis à la concertation deux tracés, l'un par le centre, l'autre par le nord. Le 1er février 2012, le conseil municipal approuve par 40 voix contre 8 la « variante nord », par l'avenue de Stalingrad, le boulevard de Valmy et le boulevard Pierre-de-Coubertin[52]. Ce tracé est retenu en commission de suivi le 15 février 2012, puis validé par le conseil du STIF le 11 avril 2012[3].
Début 2021, des arbres situés le long du futur tracé, notamment sur le boulevard, sont promis à l'abattage pour les travaux du T1[53]. L'arrivée du tramway, d'abord prévue en 2024 et plusieurs fois reportée, est programmée en 2025 à l'horizon 2030-2031[10]. Le 18 décembre 2025, le conseil municipal adopte, sans opposition, un vœu du groupe Rassemblement pour Colombes demandant le respect de l'échéance de 2030[54].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le wikicode]

En 2013, le plan local d'urbanisme de Colombes protégeait quatre édifices du boulevard : l'institution Jeanne-d'Arc, le pavillon d'octroi, le bâtiment EDF et le café « Le Valmy »[21]. Le plan local d'urbanisme intercommunal de Boucle Nord de Seine, approuvé le 26 juin 2025, n'en retient que deux dans son livret du patrimoine : l'institution Jeanne-d'Arc et le bâtiment EDF[24][51]. Le pavillon d'octroi est toujours en place ; le café « Le Valmy » a été démoli[55].
| Adresse | Édifice | Date et auteurs | Ce qu'il faut en savoir |
|---|---|---|---|
| 9-27 (et 2-10, rue Thomas-d'Orléans) | Institution Jeanne-d'Arc | Ancien Régime, fin du XIXe et début du XXe siècle | Pensionnat de jeunes filles des sœurs de la Providence fondé au dernier quart du XIXe siècle, fermé en 1901 et rouvert en 1908 sous le nom d'institution Jeanne-d'Arc ; les bâtiments sont alors agrandis et la chapelle construite. L'institution occupe un ancien domaine de la reine Henriette et conserve un bâtiment pouvant dater de l'Ancien Régime, ainsi que des constructions en meulière et brique. Protégée par le plan local d'urbanisme de 2013, puis par le plan intercommunal (fiche COL_017)[24][21]. Établissement privé, de l'école primaire au lycée (voir Liste des écoles de Colombes), elle ouvre en 2009 une section d'enseignement adapté (Segpa)[56]. |
| 45 | Pavillon d'octroi | – | Bâtiment en pierre couvert d'un toit à quatre pans en tuile, seul conservé des dix bureaux d'octroi de la commune. Protégé par le plan local d'urbanisme de 2013 pour son intérêt historique[21]. Toujours en place[55], il ne figure pourtant pas dans le livret du patrimoine du plan intercommunal[24]. |
| 74 | Bâtiment EDF | Entre-deux-guerres | Imposant bâtiment de brique : deux hauts niveaux à vocation industrielle surmontés d'un étage d'habitation, sous un toit-terrasse. Protégé comme survivance rare d'installations électriques en milieu urbain, par le plan local d'urbanisme de 2013, puis par le plan intercommunal (fiche COL_105), qui précise : « à conserver si le projet du tramway le permet »[24][21]. |
| 190 | Café « Le Valmy » | Reconstruit en 1950, Henri Chavany, architecte | Bâtiment de faubourg dont la vocation commerciale est attestée dès 1912. Henri Chavany le reconstruit après la guerre dans l'esprit des cafés de faubourg : façade en brique largement ouverte au rez-de-chaussée, terrasse avec tonnelle, grande salle avec une partie restaurant. Façades et salle de café étaient protégées par le plan local d'urbanisme de 2013[21]. Absent du livret du patrimoine du plan intercommunal[24], le café a depuis été démoli : un immeuble de logements occupe son emplacement[55]. |

Stèle de René Légé. Près de l'A86, une stèle porte l'inscription : « René Légé, 1921-1944, lieutenant FTP tué dans les combats contre les Allemands pour la libération de Colombes le 25 août 1944 »[57][37].
Équipements, services et entreprises[modifier | modifier le wikicode]
| No | Lieu | Ce qu'il faut en savoir |
|---|---|---|
| 5 bis | Entr'actes | Unité de soutien psychologique gérée par l'association Entr'actes : aide psychothérapeutique à toute personne confrontée à des problèmes psycho-socio-éducatifs, et aux familles en difficulté relationnelle[58]. |
| 9 | Institution Jeanne-d'Arc | Établissement privé (voir plus haut et Liste des écoles de Colombes). |
| 22 | Maison paroissiale Saint-Jean-Paul-II | Centre paroissial catholique, dont les salles sont réservées en priorité aux activités des paroisses. Réaménagé et agrandi de juillet 2015 à septembre 2017, il compte depuis onze salles de réunion et un oratoire, au lieu de six salles[59]. Une campagne de financement participatif, close en janvier 2017, devait financer l'autel et la fresque de l'oratoire ainsi que deux grandes croix sur les façades ; elle a recueilli 10 480 €[60]. |
| 89 | Stade Fernand-Hémon | Terrains où jouent le LSOC football et le club de baseball des Wildcats. En 2016, la Ville y refait le terrain extérieur et achète une cage de frappe, pour 30 000 €[61][62]. |
| 100 | Groupe scolaire Marcelin-Berthelot | Écoles élémentaires A et B (voir Liste des écoles de Colombes). |
| 115-127 | Résidence d'Immobilière 3F | 283 logements sociaux (voir plus haut)[15]. |
| 130 | Lycée polyvalent Anatole-France | Voir Liste des écoles de Colombes. Derrière le lycée, un terrain de basket 3×3, financé par le budget participatif, est inauguré le 21 juin 2022[63]. |
| 145-147 | Maison de santé pluridisciplinaire La Colombe | Ouverte le 2 septembre 2024 par seize professionnels de santé libéraux, avec une attention particulière à la santé des femmes et des enfants, et inaugurée le 26 mars 2025. C'est la deuxième maison de santé de la ville, après celle des Quatre-Chemins[47][9]. |
| 160 | Complexe sportif Marie-José-Pérec | Gymnase de l'Arc Sportif, à l'angle de l'avenue Kléber. Première pierre le 27 avril 2023, ouverture en janvier 2025, avec un match de handball le 11 janvier[64][48]. Deux salles multisports, dont la principale de 1 001 places, une salle de musculation, une salle d'expression corporelle et une salle de réception. Il accueille surtout le club de handball de l'Étoile sportive colombienne et les élèves pour l'éducation physique[9]. Le conseil municipal lui donne le 10 avril 2025 le nom de la triple championne olympique Marie-José Pérec, qui avait recueilli 464 voix lors d'une consultation des habitants[65][66]. |
| 165 | Parc Kléber | Parc d'activités et de bureaux. L'atelier de caoutchouc de l'usine Goodrich se trouvait à cette adresse (voir plus haut)[1][35]. |
| 165 | Crèche Clématite | Crèche interentreprises, dans laquelle la Ville réserve des places[67]. |
| 171 | Safran Aircraft Engines | Site du motoriste, héritier de Gnome et Rhône et de la Snecma (voir plus haut)[28][29]. |
Commerces[modifier | modifier le wikicode]
Le rapport de présentation du plan local d'urbanisme range le boulevard parmi les pôles commerciaux de proximité de la ville : situés sur des axes de transit, ils attirent à la fois une clientèle de quartier et une clientèle de passage[3].
Dans le nouveau quartier de l'Arc Sportif, le premier commerce, une boulangerie-pâtisserie, ouvre à la fin de 2022 au no 156[68][69]. Elle remporte en 2023 le concours Pâti'cerise organisé par la Ville[70]. Suivent notamment un café au no 157, inauguré le 20 mai 2026[71], et un laboratoire d'analyses médicales au no 151, inauguré le 23 juin 2026[72]. En 2025, la Ville attendait aussi plusieurs restaurants sur l'îlot Magellan, le long du boulevard[9].
Vie du boulevard[modifier | modifier le wikicode]
Le 24 juillet 2016, la dernière étape du Tour de France, de Chantilly aux Champs-Élysées, entre dans les Hauts-de-Seine par Colombes. Venu du pont d'Argenteuil par le parc d'activités Kléber, le peloton descend le boulevard de Valmy puis l'avenue Henri-Barbusse, devant des milliers d'habitants[73][74].
Pendant les Jeux olympiques de 2024 (voir Jeux olympiques de 2024 à Colombes), le tronçon compris entre la rue Alexis-Bouvier et le boulevard Pierre-de-Coubertin fait partie du « périmètre bleu » du stade Yves-du-Manoir. Du 26 juillet au 11 août, seules les personnes ayant une raison de s'y rendre peuvent y circuler en voiture, de 7 h 30 à 23 h 30, et les bus 176 et 276 sont déviés par le boulevard Gambetta à la sortie des épreuves[75][76].
L'association des parents d'élèves de l'institution Jeanne-d'Arc organise régulièrement un vide-greniers au no 9[77][78][79]. L'association de soutien à l'aumônerie de l'enseignement public a tenu le sien au no 20[80][81]. La cour de l'institution accueille aussi des spectacles de la rentrée culturelle de la Ville, en 2022 et en 2023[82][83].
Circulation et mobilités[modifier | modifier le wikicode]

- Statut : route départementale (RD 13), gérée par le département des Hauts-de-Seine[4][3].
- Vitesse : comme toutes les voies de la commune sauf le boulevard Charles-de-Gaulle et l'avenue de Stalingrad, le boulevard est limité à 30 km/h depuis le 1er décembre 2021[84][85][1].
- Vélo : au printemps 2020, à la sortie du premier confinement, la Ville trace des bandes cyclables sur le boulevard, parmi 13 km d'aménagements destinés à raccorder le réseau communal aux itinéraires du « RER Vélo » régional[86]. La partie sud du boulevard compte aujourd'hui des bandes cyclables[1]. Une deuxième station Vélib' de la commune est à l'étude sur l'Arc Sportif, boulevard de Valmy[87].
- Bus : les lignes 176 (Pont de Neuilly – Colombes-Petit Gennevilliers) et 276 (La Défense – Asnières-Gennevilliers Les Courtilles) parcourent tout le boulevard, avec les arrêts « Général Leclerc », « Fraternité », « Valmy - Gambetta - Stade », « Boulevard d'Achères / Le Stade » et « Petit Gennevilliers ». La ligne 366 l'emprunte au sud, entre la rue de Verdun et la rue de la Fraternité, et la ligne 235 s'arrête au carrefour du boulevard Gambetta. À la place de Valmy, l'arrêt « Petit Gennevilliers » est aussi desservi, sur l'avenue d'Argenteuil, par les lignes 140 et 340 et par le Noctilien N52[19][75][88].
- Tramway : le prolongement du T1 doit emprunter le boulevard à l'horizon 2030-2031 (voir plus haut)[10].
- Vidéo-verbalisation : annoncée sur le boulevard dès 2013, elle y est étendue par un arrêté municipal, à partir du 1er mars 2017[89][90].
- Voiture électrique : le rapport de développement durable 2025 signale l'ajout d'une borne double de recharge pour véhicules électriques sur le boulevard[87].
Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]
- Rue Saint-Denis
- Rue du Maréchal-Joffre, qui prolonge l'axe de la RD 13
- Stade Yves-du-Manoir
- Jeux olympiques de 2024 à Colombes
- Patrimoine industriel
- Groupe scolaire Dominique-Frelaut
- Liste des écoles de Colombes
- Géographie : les jardins de l'Arc Sportif
- Projet:Défi des Rues
Pour aller plus loin[modifier | modifier le wikicode]
- Le boulevard en cartes postales anciennes et en photos actuelles, sur le site Vieux-Colombes : nos 1 à 30 et nos 34 à 190.
- L'histoire de l'usine Goodrich devenue Kléber-Colombes : « L'« air » Kléber », Mosaïque no 23[25].
- Gnome et Rhône, « de l'aviation aux deux-roues », Vivre à Colombes no 42[27].
Sur Wikipédia[modifier | modifier le wikicode]
- Boulevard de Valmy
- Bataille de Valmy
- Gnome et Rhône
- Safran Aircraft Engines
- Village olympique
- Crue de la Seine de 1910
- Ligne 1 du tramway d'Île-de-France
Notes et références[modifier | modifier le wikicode]
Notes[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ Le site Vieux-Colombes situe au croisement de l'actuel boulevard de Finlande les vues anciennes qui mentionnent le boulevard d'Achères[6]. L'arrêt de bus voisin s'appelle toujours « Boulevard d'Achères / Le Stade »[19].
- ↑ L'Inventaire général date le changement de nom de 1944-1946, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme de 1947[26][3].
- ↑ L'Inventaire général donne 1984 pour la fermeture[26].
- ↑ Le rapport de présentation du plan local d'urbanisme écrit qu'Ericsson « devient Thomson en 1921 »[3].
- ↑ Mosaïque compte « 61 petites maisons en bois », et Wikipédia « une soixantaine »[11][33].
- ↑ Selon l'Inventaire général, l'usine est « presque entièrement détruite » dès 1942[26].
Références[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 et 1,7 Relevé effectué sur OpenStreetMap en octobre 2026 : longueur mesurée sur l'axe de la chaussée (environ 1 580 mètres), voies croisées, limitation de vitesse, aménagements cyclables et nom du parc Kléber au no 165.
- ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 Plan de ville 2027, Ville de Colombes, mis en ligne le 6 octobre 2026.
- ↑ 3,00 3,01 3,02 3,03 3,04 3,05 3,06 3,07 3,08 3,09 3,10 3,11 3,12 3,13 3,14 3,15 et 3,16 Rapport de présentation du plan local d'urbanisme, Ville de Colombes, juillet 2015, p. 26, 43, 56, 112, 117, 121 et 127.
- ↑ 4,0 et 4,1 Courrier des lecteurs, Mosaïque no 45, mars 2013, p. 5.
- ↑ 5,0 5,1 5,2 5,3 et 5,4 « Les grands noms de l'industrie », Mosaïque no 46, avril 2013, p. 31.
- ↑ 6,00 6,01 6,02 6,03 6,04 6,05 6,06 6,07 6,08 6,09 6,10 et 6,11 « Bd de Valmy du 34 au 190 », Vieux-Colombes — Colombes hier & aujourd'hui, consulté le 14 octobre 2026.
- ↑ 7,0 7,1 7,2 et 7,3 « Le premier village olympique d'été », Colombes le Mag no 28, mai 2017, p. 45.
- ↑ 8,0 8,1 et 8,2 Vivre à Colombes no 10, février 2022, p. 18.
- ↑ 9,0 9,1 9,2 9,3 9,4 9,5 9,6 9,7 et 9,8 « De nouveaux équipements pour l'Arc Sportif », Vivre à Colombes no 43, mai 2025, p. 14-16.
- ↑ 10,0 10,1 et 10,2 « Le tramway à l'horizon 2030 », Vivre à Colombes no 40, février 2025, p. 13.
- ↑ 11,0 11,1 et 11,2 Mosaïque no 38, juin 2012, p. 35.
- ↑ Colombes le Mag no 5, février 2015, p. 15.
- ↑ « Boulevard de Valmy », Base adresse nationale, consultée le 14 octobre 2026.
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- ↑ 21,0 21,1 21,2 21,3 21,4 21,5 et 21,6 Annexe patrimoine du plan local d'urbanisme, Ville de Colombes (plan approuvé le 30 janvier 2013, mis en compatibilité en juin 2015), p. 6, 12, 20 et 64.
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- ↑ Colombes le Mag no 27, avril 2017, p. 24.
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- ↑ « Mon quartier vu du ciel », Vivre à Colombes no 9, décembre 2021 - janvier 2022, p. 16.
- ↑ Vivre à Colombes no 10, février 2022, p. 22.
- ↑ Dossier logement, Vivre à Colombes no 39, décembre 2024 - janvier 2025, p. 22-23.
- ↑ 47,0 et 47,1 « « La Colombe » ouvre ses portes », Vivre à Colombes no 36, septembre 2024, p. 29.
- ↑ 48,0 et 48,1 « Un gymnase tout beau tout neuf à l'Arc Sportif », Vivre à Colombes no 40, février 2025, p. 33.
- ↑ Délibération no 12 du conseil municipal du 19 février 2026 : dénomination de huit équipements municipaux, Ville de Colombes (archive des délibérations de la séance).
- ↑ « Colombes honore 7 femmes pionnières », Vivre à Colombes no 51, mars 2026, p. 10-11.
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- ↑ Vœu no 55 du conseil municipal du 18 décembre 2025 concernant le prolongement du tramway T1, Ville de Colombes (archive des délibérations de la séance).
- ↑ 55,0 55,1 et 55,2 Constat sur les vues de Google Street View, consultées le 14 octobre 2026.
- ↑ Mosaïque no 14, février 2010, p. 14.
- ↑ Inscription de la stèle, visible sur la photographie ci-contre (Tangopaso, février 2015, Wikimedia Commons).
- ↑ Colombes le Mag no 61, novembre 2020, p. 16.
- ↑ « Maison paroissiale St Jean-Paul II (22, bd Valmy) », Catholiques à Colombes, site des paroisses de Colombes (diocèse de Nanterre), copie archivée par Wikiwix, consultée le 14 octobre 2026.
- ↑ « St Jean-Paul II au cœur de Colombes (92) », campagne de financement participatif, Credofunding, close le 19 janvier 2017.
- ↑ Colombes le Mag no 29, juin 2017, p. 15.
- ↑ Mosaïque no 3, décembre 2008 - janvier 2009, p. 15.
- ↑ Vivre à Colombes no 15, juillet-août 2022, p. 23.
- ↑ « Un gymnase pour voir le sport en grand », Vivre à Colombes no 24, juin 2023, p. 25.
- ↑ Délibération no 14 du conseil municipal du 10 avril 2025 : dénomination du gymnase de l'Arc Sportif « Complexe sportif Marie-José Pérec », Ville de Colombes (archive des délibérations de la séance).
- ↑ « Marie-José Pérec, toujours la flamme », Vivre à Colombes no 44, juin 2025, p. 10.
- ↑ Livret Petite Enfance 2024, Ville de Colombes, p. 15.
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- ↑ Colombes Actus no 3, juin 2026, p. 23.
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- ↑ « La photo du mois », Colombes le Mag no 21, septembre 2016, p. 3.
- ↑ 75,0 et 75,1 « Les Jeux à Colombes : ce qui change », Ville de Colombes, juillet 2024, p. 3-4.
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- ↑ Rapport de développement durable 2021, Ville de Colombes, p. 16.
- ↑ « Déconfinement : le vélo monte en puissance », Colombes le Mag no 57, juin 2020, p. 18-19.
- ↑ 87,0 et 87,1 Rapport de développement durable 2025, Ville de Colombes, p. 19-22.
- ↑ Colombes le Mag no 1, septembre 2014, p. 29.
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